Départ pour l’Uruguay

Après 8 jours de road-trip en Argentine et en Uruguay, me voilà de retour sur Rio. Comme ça, à vif, je peux vous dire que c’était une expérience incroyable !

Le 31 juillet a marqué la fin de mon mois intensif de portugais. Dès le mois prochain, je passe dans le niveau 2 ! Mais surtout, après une grande semaine de vacances, les choses sérieuses vont commencer : les cours en portugais !! J’ai donc profité de ce bref moment de répit pour entamer ma découverte du continent sud-américain : destination Montevideo et Buenos Aires.

Ce road-trip a été réellement intense car c’est mon premier vrai grand voyage en solitaire mais aussi car je suis vraiment partie à l’arrache : seuls les billets d’avion et quelques hôtels de réservés, pas de guide, pas de plan, pas de devises, enfin vraiment rien d’autres.

Mais ce voyage, ça impliquait aussi plusieurs choses :

  • parler espagnol (dans mon cas, parler portagnol car plus j’apprends le portugais, plus je m’emmêle les pinceaux en espagnol vraiment).
  • profiter de journées de soleil un peu plus longues
  • débarquer dans un pays où c’est vraiment l’hiver (bon il neige pas quand même, il ne faut pas exagérer)
  • AVOIR DE L’EAU CHAUDE SOUS LA DOUCHE

Unknown

IMG_49231er août : vol direction Montevideo (Uruguay). Dans l’avion, je me suis rendue compte que je ne connaissais vraiment rien de son pays si ce n’est qu’il parle espagnol là bas : ni son histoire, ni régime politique, ni ses particularités culturelles. Je crois même que je ne connais aucune personne qui soit déjà allée en Uruguay. Ca allait donc être une découverte totale.

Quand j’ai posé le pied en Uruguay, je me suis rendue compte que je m’étais vraiment habituée à parler et à entendre du portugais en permanence. J’avais oublié l’espace d’un instant qu’ici, c’était l’espagnol. Il faut croire qu’il ne parle pas très bien anglais car j’ai vraiment pas une tête d’uruguayenne (ni de brésilienne d’ailleurs) et pourtant tout le monde me parlait en espagnol. Changer de langue, ça met rapidement dans l’ambiance.

Et quand je suis arrivée, j’ai pu confirmer que j’étais vraiment partie à l’arrache. Quand j’ai dû retirer de l’argent, je ne savais même pas quel était le taux de change (ou plutôt j’avais oublié) ni même combien il me fallait (le coût de la vie est très différent selon les pays d’Amérique du Sud, il ne faut pas croire que tout est toujours beaucoup moins cher qu’en France. La vie en Uruguay est par exemple beaucoup plus chère qu’en Argentine). En faisant un tour dans les magasins du coin, j’ai fait une approximation du taux de change et je suis allée retirée une somme qui me semblait correcte. Je ne sais pas ce qui a été le plus bizarre : se retrouver avec plus de 1500 pesos dans les mains ou le fait que ça ne valait même pas 50 euros.

Puis, je me suis également rendue compte de la non préparation de mon voyage quand j’ai du rejoindre le centre-ville (l’aéroport étant relativement excentrée). En gros, j’avais deux options : prendre un taxi pour 40euros qui m’emmènerait imagesjusqu’à mon hostel ou prendre un car local pour 1euros qui me déposerait dans la gare routière de Montevideo. En vrai backpackeuse que je suis, j’ai pris le bus. Bien sûr, c’était le même délire qu’à Rio sinon ça n’aurait pas été drôle. Un bus qui roule à toute vitesse, aucun arrêt signalé et moi n’ayant aucune d’idée d’où j’étais ni même d’où j’allais. Mais encore une fois, des gens sont venus à ma rescousse pour me dire où descendre et un Uruguayen m’a même accompagnée jusqu’à mon hostel. Je ne m’habitue toujours pas à ce que les gens soient aussi présents pour aider les étrangers.

Cette première péripétie représente bien mon voyage : un manque de préparation très rapidement comblé par la gentillesse des gens que j’ai croisé. Je peux vraiment dire que ce voyage a été avant tout une très belle aventure humaine : je n’ai jamais été si entourée qu’en voyageant seule.

Ce qui m’a tout de suite frappée en Uruguay : les habitants locaux. Déjà, aucune ou très peu de personnes noires, ce qui change du Brésil où une très large proportion de la population est noire ou métissée. Par contre, je me suis retrouvée face une importante proportion d’amérindiens. C’est ce qui m’a le plus frappée. Du moins c’est c que je croyais. En faisant des recherches, je me suis rendue compte que la proportion d’amérindiens était en réalité relativement faible en Uruguay ce qui veut dire que les personnes que j’ai rencontré étaient issues d’un métissage entre européens et amérindiens. Pour le coup, c’est vraiment un métissage qu’on a pas l’habitude de rencontrer en Europe.

Pour ceux qui se sont inquiétés pour moi (coucou maman), je vous rassure, l’Uruguay est considéré comme étant un pays relativement sûr puisqu’il a l’un des taux d’homicide le plus bas d’Amérique du Sud. Cependant, dès mon arrivée, j’ai remarqué qu’à l’entrée des petits super marchés, il y a des grandes portes avec des barreaux et c’est le caissier qui déverrouille cette porte pour chaque client. On retrouve ce système à l’entrée de beaucoup d’immeubles et de commerces. Donc même si le pays est réputé comme sûr, je me rends bien compte qu’on reste en Amérique du Sud et qu’on reste loin de la sûreté européenne.Il faut qu’en même pas exagérer !

IMG_4914L’hostel était vraiment sympa. Il y avait un rooftop (toit-terasse) avec un vue sympa sur le centre de Montevideo d’ailleurs. J’ai passé la soirée entre autres avec une brésilienne et une argentine qui étaient comme moi de passage à Montevideo. Lucia, l’argentine, m’a longuement parlée de son pays, de Buenos Aires mais aussi de la présidence de Kirschner (que j’évoquerai plus tard), donc ça m’a fait une bonne introduction pour ma prochaine destination. Je ne suis restée qu’une soirée là bas car dès le lendemain, j’avais rendez vous à Buenos Aires.

Mais je tiens quand même à préciser qu’une chose m’a réellement marquée : la gentillesse des gens. Que ce soit à l’hostel, dans le bus, dans la rue, dans les magasins et dans les bars, j’ai toujours été très bien accueillie et les gens, curieux de savoir ce que je faisais là toute seule, n’ont cessé de me poser des questions. Qui a dit que je voyageais seule ?

Marine. 

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