Retour en Uruguay

L’Uruguay par contre c’était une autre histoire.

Le jour du départ, j’apprends qu’il y a une grève générale des transports en commun en Uruguay : bus, taxi,… tout y passe ! Mon bateau pour aller jusqu’à Colonia était opérationnel (car argentin) mais une fois arrivée là bas, je savais qu’il n’y aurait aucun moyen de transport pour rejoindre la ville de Montevideo (où j’avais réservé mon hostel). Heureusement, j’étais avec Audrey dans cette folle aventure. On a décidé de quand même prendre le bateau et d’aviser sur place : peut être qu’il y aura des bus ? Sinon, ça sera en mode Pékin Express.

Une fois sur place, il n’y avait en effet aucun bus. Il était déjà tard, nuit noire, au milieu du port. Tout était désert, d’autant plus qu’il n’y avait quasiment personne dans le bateau car les autres passagers avaient préféré reporter leur voyage à cause de la grève. Mais pas nous ! Mission de la soirée : trouver une auberge dans cette petite ville pour passer la nuit et rejoindre Montevideo le lendemain. Sauf qu’en route, on croise 3 argentins bien décidés à rejoindre Montevideo dans la nuit. On s’est rendu compte qu’il y avait des taxis qui ne voulaient pas faire la grève et qui comptaient bien tirer avantage de la situation en offrant quand même leur service. Donc voila comment, au lieu de dormir à Colonia, on est monté à 22h dans un taxi clandestin (à 6 dans le taxi donc) direction Montevideo (c’est à dire à près de 200km). Ca nous viendrait vraiment pas à l’esprit de faire 200km en taxi en France ! Malgré les petits coups de flip aux péages, on est arrivé sans trop de problèmes à notre hostel. Je dois dire que j’ai jamais été aussi heureuse de retrouver mon lit à étage qui grince 🙂 Vraiment une folle aventure !

Contrairement à Buenos Aires, la ville de Montevideo est relativement petite. On douterait presque du fait que c’est un capitale. On dirait Buenos Aires en plus petit. On a pas trop eu de chance avec le temps, soit il faisait froid avec un épais brouillard, soit il pleuvait. Au final, on est pas resté très longtemps donc c’est pas très grave. Mais je pense que la ville a beaucoup plus à offrir que ce qu’on a vu… On reviendra !


Centre Ville – Plaza da Independencia

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L’océan…



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Visite du Théâtre Sollis (en espagnol s’il vous plait !)

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Marché du port : plein de restaurants avec quasi partout des parillas. Super sympa !

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Escapade à Punto de Este : ville balnéaire très prisée en été mais village fantôme l’hiver !

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Dans les guides, ils comparent cette ville à St Tropez… Nous, tout ce qu’on a trouvé c’est une ville déserte avec beaucoup de magasins fermés, à vendre ou dans cet état…


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On a croisé très peu de personnes ou alors des personnes dans leur voiture qui étaient garées au milieu de nul part… Vraiment bizarre !


IMG_5290Le truc que je regrette vraiment pas par contre c’était la chambre. Il y avait un bordel monstre et ça puait la mort. En 3 jours, je ne me suis vraiment pas habituée à l’odeur… Il y avait un couple qui devait y vivre depuis des mois, je ne vois pas d’autres possibilités. Un tas d’habits sales au milieu de la pièce, des joins un peu partout (car la marijuana est légale en Uruguay du coup les gens de l’hôtel passaient leur journée à fumer dans la cour, je ne suis même pas sûre qu’ils sortaient du bâtiment sauf pour faire les courses). Avec le gars qui ronfle en prime. Retrouvée ma chambre à Rio a été un vrai bonheur !

Après toutes ces aventures je suis rentrée à Rio, vraiment satisfaite de mon voyage. J’ai du rencontré une vingtaine de personnes de 10 pays différents qui ont chacun rendu ce voyage un peu plus fou et merveilleux : une vraie aventure humaine. Je réalise vraiment qu’on est jamais si entouré que lorsqu’on voyage seule ! Sans compter les argentins et les uruguayens qui étaient vraiment au top ! Du bonheur !



Il y a plusieurs choses qui m’ont surprises durant ce voyage donc j’en profite pour vous les faire partager !

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Les Argentins adorent les chiens et encore, je suis loin de la réalité. Je pense que quasi tous les foyers en ont un voire plus. Du coup, une profession y est très développée : promeneur de chien professionnel. Il est commun de croiser un gars avec une quinzaine de chiens en laisse.

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IMG_4917Que ce soit en Argentine ou en Uruguay, je voyais des panneaux avec marqué ‘Agua caliente aqui’ (ici eau chaude). Au début, je croyais que c’était des pancartes d’hôtels qui disent qu’ils avaient des douches chaudes (oui je suis vraiment traumatisée par les douches froides). Mais enfaite non, ce sont des petits kiosques qui servent de l’eau chaude pour que les gens puissent se faire du maté : une sorte de thé argentin qui se boit dans une tasse bizarre avec une paille/filtre. C’est tellement bizarre que je croyais que c’était de la drogue au début ! Du coup, dans la rue, vraiment beaucoup de personnes boivent du maté et donc se baladent avec un thermos sous le bras. Cette pratique est tellement répandue que dans le bus, il y a des affiches où il est écrit ‘interdiction de boire du maté dans le bus’.

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C’était la première fois depuis que je voyage seule que je me trouve dans des pays où la monnaie est si ‘faible’. Du coup, les prix sont toujours très élevés et ça fait bizarre : voyez plutôt ! Le fait qu’il utilise le signe $ pour symboliser les pesos rend la chose encore plus perturbante (ce que je trouve pas du tout logique étant donné qu’ils utilisent en plus très souvent le dollar américain…).

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En effet, en plus des pesos, l’Argentine et l’Uruguay fonctionnent énormément avec le dollar. Les auberges de jeunesse ou les taxis par exemple m’ont toujours systématiquement demandée si je pouvais régler en dollar. C’est comme si en France, on pouvait aller faire nos courses et payer en euros ou en dollars… Au lycée, je l’avais appris mais c’est vraiment différent de le voir appliqué. Cela est dû au fait que le dollar est une monnaie forte et stable alors que le pesos est en chute libre (ce qui signifie qu’il se déprécie très rapidement). C’est donc plus sûr pour eux (pour garder leur pouvoir d’achat) d’avoir des dollars.

Et puis en Argentine, il existe deux (voire trois) taux de change : le taux officiel (taux blanc) qui est fixé par le gouvernement et qu’on retrouve dans les banques, le taux officieux (taux blue) qui est beaucoup plus avantageux pour les étrangers. L’existence de deux taux de change s’explique par un fort contrôle des changes par le gouvernement argentin. En vrai, nous on l’appelerait le taux au noir mais je pense que la couleur bleue ça passe mieux, ça fait plus légal. Au final, c’est un peu comme si il y avait deux monnaies avec le même nom mais deux valeurs différentes. Après il y a aussi le taux « green », celui pratiqué dans la rue à la sauvette de manière aussi illégale mais de fortes chances de se retrouver avec des faux billets…

J’ai pas besoin de vous faire un dessin, c’est très compliqué ! Mais du coup, suivant le taux qu’on utilise, la vie est plus ou moins chère. Au début, je comprenais pas pourquoi tout le monde n’utilisait pas le taux blue (étant plus avantageux). C’est simplement parce qu’il est beaucoup plus difficile d’accès, surtout pour les simples touristes.

De la même manière au Brésil, le réal semble se déprécier très rapidement et je le vois directement sur mon compte. Mon premier retrait de R$ 1000 m’a coûté 288 euros (début juillet). Mon dernier retrait de la même somme mi août m’a coûté 250euros. Sans rien faire, c’est comme si j’avais gagné presque 40euros. C’est une chose dont on n’a pas l’habitude en Europe. Mais parallèlement, le Brésil est frappé par une inflation relativement importante (forte augmentation du prix de l’électricité récemment) et les prix sont en plus très fluctuants dans les supermarchés (en une semaine, le prix des poivrons rouges et des oignons a doublé). Hier, il y a eu dans tout le pays (dont juste en bas de chez moi), des manifestations contre le gouvernement et contre Dilma, la présidente. Vivant ici, je comprends vraiment pourquoi. Ces fluctuations peuvent facilement faire tomber des milliers de foyers ayant déjà peu de pouvoir d’achat dans la misère.

Voilà donc un des dépaysements auquel je suis confrontée : la monnaie !

Marine.

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