Mato Grosso do Sul – Campo Grande

Avec la fin de mes partiels s’est terminé mon premier semestre à la PUC, ce qui veut dire que je suis maintenant en vacances jusqu’à fin février ! Que les voyages commencent !

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Le 9 décembre, je me suis envolée pour 10 jours pour découvrir le Mato Grosso do Sul. Vous ne connaissez pas ? Normal, je n’avais aucune idée IMG_8005que cet état existait non plus avant de venir au Brésil. Mais depuis que je suis arrivée dans ce nouveau pays, j’en ai énormément entendu parler. Certains de mes amis de la PUC s’y sont rendus et sont revenus avec des photos toutes plus sublimes que les autres. Vous allez rapidement le voir avec mes photos : dans cet état, c’est la nature qui domine, autant la faune que la flore.

Après la Chapada Diamantina à Bahia qui m’avait laissée une impression formidable, j’avais envie de me replonger dans la nature quelques temps. Et qui plus est, j’ai eu la chance de rencontrer 3 brésiliennes incroyables en Argentine qui vivent à Campo Grande, la capitale de Mato Grosso do Sul. On s’est rencontré quelques jours à Buenos Aires car on était dans le même hostel. Je voyageais en solo donc je me suis rapidement greffée à leur petit groupe. A mon départ de l’Argentine, elles m’avaient IMG_8013.jpgchaleureusement invité à passer les voir chez elles. Ceux qui me connaissent savent qu’il ne faut pas me dire ce genre de choses car il y a alors de fortes chances que je débarque. Ce coup-là, ce fut le cas ! Entre temps, Bruna alias Béka, une des filles du groupe, était venue me voir à Rio avec d’autres de ces amies de Campo Grande donc j’avais encore plus de personnes à aller voir.


Après avoir rendu mon appartement et laissé mes affaires chez un ami, je

IMG_8017me suis envolée pour l’autre bout du Brésil. Je suis arrivée en fin de soirée et Bruna (alias Salsa) et Maryângela sont venues me chercher à l’aéroport en voiture. On était les 3 super contentes de se voir et ça m’a fait super
plaisir! On a passé la soirée à papoter dans un resto décontracté typiquement brésilien avec des chaises et des tables en plastiques. Les filles ont commandé une portion de frites…. ce qui était en réalité une quantité inimaginable de frites versée sur un plateau (en d’autres mots, notre rêve avec Inès depuis un an).

Après, Maryângela m’a emmenée chez elle, l’endroit où j’allais élire domicile pour les prochains jours. Elle habite seule chez sa grand-mère mais sa soeur, sa mère, ses cousines et autres membres de la famille y étaient en permanence. Du coup, pendant quelques temps, j’ai l’impression de faire partie de la famille. J’y ai été incroyablement bien reçue. Ils ont vraiment tout fait pour que je m’y sente chez moi. Là dessus, en France, on a encore des progrès à faire. Sa grand-mère était particulièrement un amour et était soucieuse de me faire goûter le maximum de choses. J’y mangeais quasiment tous mes repas et c’était délicieux quoique très brésilien (du riz et des haricots rouge à tous les repas, même avec des lasagnes). J’ai aussi goûté le Tererê, une variante froide de Maté. Pour ceux qui se rappelle du Maté, j’avais découverte cette IMG_8522.jpgboisson en Argentine et en Uruguay : une sorte de thé que tout le monde buvait avec un étrange paille. Le Tereré, c’est donc le maté froid : on met une quantité importante d’herbes à la menthe (sans sachet) dans un verre dans lequel on ajoute de l’eau glacée. On boit le tout avec un paille dont le bout a été pensé pour n’aspirer que l’eau (même si on se retrouve quand même au final avec un peu d’herbes dans la bouche). Le goût est spécial mais très rafraichissant, j’avais l’impression de boire du dentifrice.

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Les journées où l’on est restées sur Campo Grande, Mary me faisait visiter la ville car elle était en vacances (après avoir travaillé un temps, elle a repris ces études de psychologies). La ville ressemble énormément à une ville de l’intérieur des Etats-unis avec des grandes avenues, des centres commerciaux, des zones résidentielles, des maisons basses avec jardins et IMG_8056garages. La ville est remplie de parcs très vert qui explique que la ville est très aérée. Le cadre général est très apaisant. Dans l’un des parcs, j’ai découvert un animal bien étrange : le capivara, le plus gros rongeur présent sur la planète. Les parcs en étaient remplis et il était courant de les voir traverser les grands boulevards.

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Mes autres amies travaillaient la journée (elles sont toutes psychologues, Béka et Karol spécialisées dans l’autisme et Salsa est chargée du recrutement des nouveaux salariés pour une grosse entreprise) mais on sortait tous les soirs toutes ensembles. Elles m’ont d’ailleurs fait découvrir un bar/salle de concert où les groupes se succédaient pendant la soirée. C’était vraiment top, il faut que je trouve un endroit du genre sur Rio. Egalement, Campo Grande est la ville de la musique sertaneja. Pour ceux qui ne connaissent pas, Michel Teló en est l’un des ambassadeurs contemporains.

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J’y ai découvert plusieurs marchés couverts où je passais d’un stade à l’autre pour goûter les mets du coin. C’était délicieux. Après en avoir
entendu parler toute la semaine, le dernier soir, j’ai goûté le sobà : un plat de pâtes avec de la viande, de la ciboulette et de l’omelette, le tout baigné dans une sorte de sauce de soja. Alors que le genre de pâte vient

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SOBA

clairement du Japon, le plat en lui même est une création de la région. Cela illustre bien l’incroyable mixité qui existe à Campo Grande : quand je marchais dans la rue, il n’y avait pas une personne qui se ressemblait. Des descendants européens, mais aussi japonais, africains ou amérindiens et tout ça plus ou moins mélanger. Ca donnait vraiment une population intéressante, avec notamment des noirs métisses, aux traits japonais et aux yeux bleus (si si je vous jure). Cette ville semble pousser à l’extrême le métissage brésilien.

 


Je passais aussi beaucoup de temps avec la famille de Maryângela car ils sont très familles. Ils habitent tous à quelques pâtés de maison et se voient tous les jours (ou presque). C’était assez drôle car sa grand-mère étant blanche et son grand-père noir, il y avait une palette de couleur de peau incroyable dans sa famille : certaines de ses cousines étaient très blanches d’autres métisses (sachant qu’aucun des parents n’est noir); Peu courant dans une famille en France.

Je dois quand même rajouter une chose : le temps est fou et complètement détraqué à Campo Grande. Il peut pleuvoir des cordes à un endroit de la ville et faire grand soleil et très chaud à un autre endroit de la ville. Le matin, tu te réveilles, il fait très chaud, tu te mets en short, tu sors et là il pleut de cordes et l’orage commence. Au bout d’une heure ça s’arrête et le soleil revient. Autrement dit, si tu veux sortir de chez toi pendant une journée entière, tu as plutôt intérêt à amener avec valise entière d’habits pour pouvoir t’adapter.

Marine.

 

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