Mato Grosso do Sul – Pantanal

IMG_8091Le premier week-end, Karol et Salsa m’ont emmené découvrir le Pantanal : la plus grande zone humide de la planète qui abrite une faune et une flore aussi riche que celle de l’Amazonie. Pour s’y rendre depuis Campo Grande, il ne faut pas moins de 6h de voiture via une route surélevée qui traverse les marécages. Autant de route pour 3 jours ? Impensable en France mais totalement normal au Brésil. Le paysage m’a beaucoup fait pensé aux everglades en Floride, en un peu plus vallonné. C’était très vert.

Pantanal (28)

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Corumbá, c’est le nom de la ville où l’on se rendait. En arrivant, on a un peu l’impression de se rendre dans le farwest brésilien. C’est loin de tout et les habitants semblent y vivre hors du temps. La superficie de la ville est énorme : deux fois la superficie de la Belgique pour une densité d’un habitant au kilomètre carré.

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Notre hôtel était top : piscine avec toboggan (on est jamais trop vieux pour ça) et un petit déjeuner incroyable, sans doute l’un des meilleurs que j’ai pris depuis mon arrivée au Brésil. Des fruits, des gâteaux, des céréales mais aussi beaucoup de choses salées. C’est ainsi que tout les matins, je mangeais du riz à la viande et du ragoût du piranha. Normal.

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La ville est également frontalière avec la Bolivie donc on a profité pour y faire un tour. La frontière est symbolisée par une sorte de péage où il faut payer 50cents pour pouvoir se rendre de l’autre côté. Là, on se retrouve plonger dans un autre monde, beaucoup plus rustique. Les habitants sont IMG_8118très différents, avec des traits amérindiens plus marqués. Ils parlent également une langue étrange, le portugnol, mélange antre l’espagnol et le portugais. A la frontière, il y a surtout des magasins en tout genre (alcool, parfum, maquillage, électronique,…) dû au fait que les prix sont considérablement plus faibles en Bolivie. C’est assez drôle d’ailleurs car les prix dans le magasin sont affichés en dollars et à l’entrée du magasin se trouve le taux de change du jour avec le réal. Rien ne mentionne le guarani, la monnaie IMG_8116bolivienne. On s’est baladé un peu pour prendre des photos et gouter les spécialités du coin. Il faisait une chaleur difficilement supportable, on courait d’un magasin climatisé à l’autre ! Je me suis achetée un sac et un bonnet bolivien issus de l’artisanat local (je suis parée pour mon road trip en Bolivie dans 3 semaines !).

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IMG_8343IMG_8223Plus tard dans la journée, on est parties à la découverte du Pantanal. C’est une zone principalement marécageuse avec quelques îlots de terre donc le bateau était de vigueur. J’avais un peu l’impression d’être en safari car on était à l’affut des animaux et on a pas été déçues : l’endroit regorgeait d’oiseaux en tout genre, des capivaras et de jacarés (alligators). Pour le coup, j’avais vraiment l’impression d’être dans les everglades de Floride. L’endroit était très paisible, on entendait seulement le bruit des oiseaux. Sur certains ilots se trouvaient des troupeaux de vaches avec leur vachers qui attendaient au bord de l’eau. Notre bateau croisait souvent des petites barques dans lesquelles de jeunes pêcheurs tentaient d’attraper des piranhas avec seulement une ficelle et un hameçon (où, le fleuve était plein de piranhas).

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On a également eu la chance d’assister à un coucher de soleil splendide depuis le bateau. Et le soir, avant de sortir, on est allé manger dans un restaurant avec un deck qui donnait sur la plaine. Le poisson y était d’ailleurs succulent.

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Qui l’aurait cru : ici aussi ils ont un christ !


 

Le lendemain, on a repris la voiture pour découvrir le pantanal par la route cette fois. Les paysages étaient magnifiques mais c’est la quantité d’oiseaux qui m’a vraiment fascinée : il y a en avait de toute les tailles et de toutes les couleurs. On a même vu un émeu et un toucan ce jour là. Notre but était de nous rendre dans un fazenda (ferme) pour le déjeuner mais le trajet s’est révélé plus long que prévu. A un moment, on a aperçu des habitants et toutes heureuses, on se croyait arriver. Mais ça ne ressemblait pas à une fazenda. On a continué à rouler quelques mètres jusqu’à la rivière où la route se terminait. Là j’ai pas compris, où étions-nous censées aller ? Nager ? Mes amies ont rigolé : il fallait emprunter un bac de fortune (une espèce de plateforme était attaché à un vieux bateau en bois) pour traverser le fleuve avec notre voiture (toujours le même fleuve, plein de piranhas et d’alligators). J’ai trouvé ça incroyable.

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Après encore une bonne heure de route, nous sommes arrivées dans la fazenda mais il n’était plus possible d’y manger (on était arrivées trop tard). Sachant qu’on mourrait de faim, c’était pas la joie. Munis d’un paquet de chips, on a découvert le coin. C’était vraiment beau : une ferme perdue au milieu de la nature, entourée d’étangs et de champs remplis de vaches, moutons et chevaux. Il y avait aussi plein de petits perroquets verts sauvages. C’était très paisible. Il était possible de passer quelques nuits dans cette ferme, qui était un peu aménagée en maison d’hôtes. Aux personnes qui comptent se rendre prochainement dans le Pantanal, je recommande chaudement ce genre d’hébergement.


Sur le chemin du retour, on s’est arrêté chez Dona Maria, une petite mamie qui vendait du poisson frit sur le bord de la route et qui était connue comme étant la femme capable d’appeler les alligators. Derrière chez elle, il y avait un accès au marquage et elle appelait les alligators par leur nom et il venait. C’est impressionnant !


Le retour était parfait, on papotait de tout et de rien, elles chantaient des chansons en portugais (j’ai essayé aussi mais c’est pas encore ça hahah). J’ai vraiment passé un week end court mais intense et extrêmement dépaysant. J’ai également eu l’occasion de mieux connaitre ces filles que je  ne connaissais au final pas tant que ça et je crois qu’on a eu un coup de coeur réciproque.

Ca m’a donné encore plus envie de découvrir l’Amazonie, qui est parait-il semblable, en un peu plus dense.

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Marine. 

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