Les PETIT à la découverte de Rio

 

Après cette petite échappée sauvage, il était grand temps que je leur fasse découvrir un peu ma nouvelle ville. Mine de rien, ils se sont posés à Rio mais n’en connaissaient alors pas plus que le hall de l’aéroport.

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Notre lieu de résidence : un petit appartement (oui très petit, il n’y avait qu’une chambre et… un lit… et un espèce de matelas qui nous servait de couchage avec Jérémy… Ca change de l’hôtel d’Iguaçu…) situé à Leme, c’était à dire au tout début de la plage de Copacabana. C’est un endroit assez sympa car, n’étant que très très peu desservi par les transports en commun, le plage y est moins fréquentée (la foule, c’est vraiment le gros problème des plages de Rio l’état… pas moyen d’y voir le sable tant il y a de cangas, chaises et autres parasols). Le côté un peu moins positif, c’est que pour partir vadrouiller dans la ville, il fallait marcher assez longtemps pour rejoindre le premier arrêt de bus ou de métro. Sachant qu’en décembre, c’est l’été à Rio et que l’été à Rio, c’est synonyme d’une sensation thermique proche de 55°C, c’est tout de suite plus compliqué….

E puis, notre arrivée à Rio n’a pas été de tout repos. Dès l’arrivée de mes parents, j’ai été malade (merci la clim à 15°C du Brésil) mais je me disais que ça allait passer. Et puis, j’ai passé 4 jours sous les chutes à faire la con, complètement trempée à tout moment de la journée… Le dernier jour, c’est devenu compliqué, j’avais tellement mal à la gorge qu’il m’en était devenu difficile de boire et manger (sachant que la nourriture de l’hôtel était juste incroyable, j’avais vraiment les boules). Mon oreille a également commencé à s’infecter. Je me rappellerai toujours de ce moment mémorable où ma maman a décidé courageusement de regarder ce qu’il se trouvait dans ma gorge, munie d’un portable en guise de lampe torche et d’un autre pour capturer l’état de la situation. Et là, sans que je ne puisse comprendre ce qu’il se passe, ma mère s’est mise à hurler et a explosé de rire… et a continué de rire… encore…. encore… Elle ne s’arrêtait de rire que pour lancer des exclamations du type : « mais c’est horrible », « on dirait un monstre ». Il ne lui suffisait que de jeter un oeil à cette magnifique photo de mon gosier pour qu’elle se remette à rire pendant des heures. Mon père, allongé sur le lit, n’osait pas dire un mot tant la situation était étrange. Je me rappelle seulement de la réflexion de mon frère : « mais arrête c’est grave, il faut qu’elle aille voir un médecin » et de ma mère qui, dans la foulée, est repartie dans son fou rire. Bref, tout ça pour dire que l’état de ma gorge allait en s’empirant et que ma famille est un peu folle (mais bon on a une qu’une famille!).

Les trois vols (oui oui j’ai bien 3 vols) pour rentrer à Rio n’ont pas vraiment améliorer mon état mais j’espérais toujours que ça aille mieux. Et puis, ce jour-là, c’était le 24 décembre  donc il nous fallait fêter Noël à notre façon… dans l’aéroport… avec… des papillotes réveillons et clémentines. Nous avions déjà fêter Noël sous la neige de Chicago, sous les
palmiers de Miami mais dans un avion au Brésil, ça, jamais. Sauf qu’en arrivant à Rio, je n’allais toujours pas mieux donc pour rendre notre arrivée à Rio encore plus trépidante, nous nous sommes tous rendus aux urgences de Copacabana, en famille et à minuit. Oui, c’est comme ça qu’on fête Noël chez les Petit. Le personnel était vraiment super sympa et le médecin a rapidement diagnostiqué ce que j’avais (ce que je ne saurai jamais d’ailleurs car elle me l’a répété plusieurs fois en portugais mais je n’ai jamais compris). J’ai pu récupérer mes médicaments (oui car au Brésil, et même le jour de Noël, les pharmacies sont ouvertes 24/24h). Au final, tout est bien qui finit bien car en quelques jours j’allais mieux !

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Les jours qui ont suivi ont été consacrés à la visite de la ville mais je vais vous épargner une description détaillée car au final, pour ceux qui me lisent régulièrement, j’ai l’ai déjà raconté 100 fois. Au programme de ces quelques jours : foire très typique brésilien, match au Maracana, montée au Dois Irmaos (avec passage en moto-taxi dans la favéla de Vidigal), montée au Christ, brunch au Parque Lage, plage de Leme, Pain de sucre, visite de Santa Teresa (d’ailleurs, j’ai découvert ce soir là qu’il ne fallait à mes parents qu’une demi caipirinha à mes parents pour être bourrés), visite du centre et plein d’autres belles choses.

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Et puis, nous avons également eu la chance de passer le Nouvel an à Copacabana et ce n’est pas rien. Le Nouvel An à Copacabana, ce sont des feux d’artifices tirés tout le long de la plage (qui fait quand même 4km de long), depuis la mer, et avec plus de 2 millions de personnes pour y assister… On ne pouvait pas manquer ça ! Tandis que mes parents se sont baladés sur la plage pendant la soirée, j’ai emmené mon frère a une soirée avec des amis dans un appartement à Copacabana et on est descendu aux alentours de minuit pour regarder les feux et profiter des concerts sur la plage le reste de la soirée. C’était incroyable, je n’avais jamais vu autant de personnes heureuses (et alcoolisées) de ma vie (ça, c’était avant Carnaval…). Le soir, en rentrant, c’était assez drôle. On est rentré à pied avec Jeremy vers 4h du mat et les rues de Copacabana semblaient être une zone de guerre. Au milieu d’une masse impressionnante de déchets non identifiés se trouvaient des gens, en plus ou moins bon état, plus ou moins habillés aussi d’ailleurs, qui gisaient sur les trottoirs ou en plein milieu de la rue. Quelques équipes de secouristes tentaient de s’occuper des plus mal en point. A ce moment, Copacabana ressemblait plus à un camp de réfugiés qu’à une station balnéaire il faut le dire.

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Ma grande fierté durant ces quelques jours a également été de faire découvrir à mes parents un autre coté du Brésil que peu de personnes connaissent : celui des favélas. Comme je l’ai déjà expliqué dans un précédent article, je fais du bénévolat dans une favéla à l’ouest de Rio depuis quelques temps. En réalité, maintenant, ces gens sont un peu ma deuxième famille et j’y vais autant pour papoter avec eux et manger que pour réellement les aider. Du coup, je voulais absolument les emmener rencontrer ces gens incroyables, Fatima, Déborah et les autres personnes du projet, car toutes ces petites bonnes femmes et les enfants du coin ont radicalement changé ma vie et ma façon de penser le monde.

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En arrivant, tout le monde était extrêmement heureux de me voir et s’en sont suivies de longues minutes de câlins. En quelques semaines, ils avaient vraiment eu le temps de me manquer. Et puis, je pouvais voir sur leur visage qu’ils étaient particulièrement enthousiastes à l’idée de rencontrer ma famille. C’était assez drôle car je crois que Fatima n’a compris qu’à moitié qu’ils ne parlaient pas portugais et du coup elle leur parlait presque normalement… en portugais. Vu son débit impressionnant de parole, c’était assez drôle d’essayer d’organiser une conversation entre toutes ces personnes. Nous avons passez la journée avec eux, on a mangé un repas typique brésilien dans la boutique de Fatima avec Edna et Déborah. C’était vraiment sympa. Et puis en fin d’aprem, Déborah a voulu montrer à mes parents le projet qu’elle a construit depuis quelques années pour donner une chance à ses petits gamins nés dans les favélas. Elle a déjà des locaux, des ordinateurs, des chaises, des tables,… et tous les jours, des cours sont dispensés pour et par les jeunes des favélas. Ce que j’adore dans cette initiative c’est que les plus grands, issus du projets, deviennent les « moniteurs » des plus jeunes. Ca crée un dynamique vraiment positive. Je sentais d’ailleurs mon père particulièrement touché par le projet. Nous avons rencontré une bonne partie des enfants car, même si c’étaient les vacances d’été, ils trainaient toujours dans les parages parce qu’au final, c’est là qu’ils se sentent bien. Déborah me racontait que certains lui ont demandé s’ils pouvaient amené leur matelas et dormir là, la nuit. C’est vraiment un projet incroyable et dès mon retour sur Rio, je vais m’organiser avec Déborah pour m’y engager davantage et donner de véritables cours à ces enfants. Pour l’instant, je pensais donner des cours de culture très généraux (histoire, géographie, anglais) mais tout ça est encore à affiner. Hier (c’est-à-dire plus de 2 mois après tout ce que je vous raconte), je suis enfin retournée dans cette favéla si chère à mon coeur et je suis plus que jamais motivée à m’y investir à 300% mais je vous raconterai tout ça dans un prochain article (j’ai encore 2 mois de voyage un peu fou à vous raconter!).

Je vais tout de même profiter de cet article pour mettre les photos du premier cours de cuisine que j’ai donné là dans la favéla, dans le cadre du projet de Déborah. C’était d’ailleurs le premier cours de cuisine tout court que j’ai donné dans ma vie. J’étais extrêmement stressée, surtout parce qu’avec la chaleur qu’il faisait, je n’avais aucune idée si mes recettes allaient fonctionner. Pour ce premier cours, j’ai parlé un peu de la France et de nos traditions de Noël avant de leur apprendre à faire des petits biscuits sablés alsaciens (bredele). J’ai adoré et les enfants aussi ! Bref, c’était le début d’une belle histoire qui me remplit encore de joie quotidiennement. $

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Ces quelques jours avec ma famille au Brésil étaient vraiment intenses et je suis heureuse d’avoir pu leur offrir un petit condensé de ce qui me plait tant dans ce pays merveilleux. Pour ma part, après leur départ, je n’ai pas eu le temps de souffler. Je suis restée une journée à Rio pour organiser mes affaires, voir quelques amis et dire aurevoir à d’autres qui n’étaient en échange à Rio que pour 1 semestre, dont Hannah qui est repartie depuis et qui me manque terriblement, (d’ailleurs, j’avais laissé mon premier appartement depuis début décembre donc heureusement que mes amis étaient là sinon j’aurais sûrement dormi sous les ponts haha) et me revoilà repartie sur les routes : Bolivie, Pérou…. me voilà !

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Beijos, 

Marine. 

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